à l’aide de l’art-thérapie
prendre conscience
de ce qui nous anime

L’art-thérapie à médiation plastique, c’est utiliser des pratiques comme la peinture, le dessin, le modelage, le collage, les masques… dans un but thérapeutique, c’est à dire pour améliorer un état de souffrance. C’est reconnaître sa souffrance et y répondre pour qu’elle cesse. C’est comment en faire quelque chose par des moyens artistiques et au fil des séances arriver dans l’imaginaire à projeter son propre dépassement… La souffrance étant une condition de compréhension de notre bonheur, savoir l’apprivoiser, savoir apprendre d’elle, faire la paix avec elle est tout un cheminement vers le soulagement et la libération…
Les frustrations, la douleur, la souffrance, le chagrin, les deuils traversent toute vie. Pendant ces périodes surviennent les prises de conscience qui font sens. Ce n’est que lorsque l’on a du mal à marcher que l’on réalise à quel point il était merveilleux d’avoir deux jambes en bonne santé. Nous pouvons mettre un terme à nos souffrances en réalisant simplement que la souffrance ne mérite pas qu’on en souffre.

Aujourd’hui, l’art-thérapie est mieux connue parce que de plus en plus utilisée pour se délivrer efficacement des souffrances qui ne peuvent pas toujours s’exprimer par des mots. En hôpital, notamment en cancérologie, – www.medecinsdelimaginaire.com l’art-thérapie est utilisée comme soins de support tout au long du parcours de soin puis dans l’après-traitement en ville. La prise en charge émotionnelle (stress, angoisses, choc émotionnel non digéré) représente 1/3 de la guérison, celle de l’hygiène de vie du patient (alimentation, respiration, détoxication) le second 1/3, le troisième étant l’effet des traitements médicaux classiques. L’exercice de l’art-thérapie réduit l’anxiété, augmente la capacité à faire face à l’expérience traumatique, réinstalle l’estime de soi, la confiance en soi, l’autonomie…

avec les enfants
et les adolescents

Pour aborder les problèmes douloureux qu’ils peuvent vivre et stimuler leur capacité créatrice, autour de la table, ou debout face au mur, ou devant un chevalet ou au sol, avec pinceaux, crayons, feutres, encres, argile… à partir de contes, récits, thèmes, images… les enfants vont inventer des histoires, créer des personnages, fabriquer des marionnettes, des masques puis interpréter des scènes… De séance en séance, sécurisés par le cadre, une régularité et une présence à l’écoute bienveillante, indirectement par fiction interposée, les enfants parviennent à s’exprimer plus librement, à déployer leurs conflits intérieurs et se délivrer des souffrances et trouver les solutions pour s’adapter. Dans le geste, dans le « faire », ce sont les mains et le corps qui prennent la parole. Aux adolescents, comme aux enfants, leur offrir la possibilité d’utiliser leur potentiel créatif afin d’exprimer leurs émotions, leurs sentiments, leur inventivité, leur curiosité et de l’explorer avec d’autres jeunes, dans l’enrichissement de la rencontre, est essentiel pour prendre leur autonomie, surtout aujourd’hui où tout change très vite, où les repères sont de plus en plus flous.

avec les adultes et
les personnes âgées

Pour trouver les techniques appropriées qui vont dessiner les formes de leur vie intérieure, il s’agit de mobiliser les forces créatrices des personnes, dans le « faire plastique », par des questionnements à partir de leur demande, à partir de leur discours, puis d’accueillir, de soutenir les diverses étapes de transformation de leurs œuvres vers une plus grande clarté, vers une plus grande profondeur. Une neutralité bienveillante, un accompagnement discret sont indispensables pour faire émerger les aspirations profondes, les rêves de devenir… Ne pas impliquer son désir, maintenir la bonne distance, se fier aux forces de vie que chaque personne, jeune et moins jeune, porte en elle – « quelque chose » de précieux en chacun de nous. L’efficacité de toute thérapie dépend de la qualité de la relation et du thérapeute, formé à cette pratique. De son empathie pour les « œuvrants », l’art-thérapeute peut faire sienne cette recommandation de J.-B. Pontalis – « Aimer bien ses patients, condition pour que le goût de vivre leur revienne et que les choses trouvent leur saveur ».
A « L’ATELIER DU GEAI BLEU », les personnes âgées qui ont la possibilité, la chance, le désir d’avoir une pratique plastique régulière, retrouvent leur dignité d’être humain en redécouvrant le goût du moment présent dans « le faire plastique », dans les couleurs, dans le plaisir de s’évader, de se resituer dans leur histoire, dans leurs souvenirs…

le chemin à trouver,
le but à atteindre

Pour donner toutes ses chances à l’expression de soi et à l’estime de soi, selon leur désir, tous sont incités à oser expérimenter dans une libre inspiration, par la grande diversité des techniques offertes à « L’ATELIER DU GEAI BLEU », et sont encouragés sur la voie du plaisir à faire, du plaisir du contact retrouvé avec la matière, de faire fonctionner leur imaginaire, à l’écoute de leurs émotions, de leurs pensées, de leurs sensations, de leur corps.

Durant les séances nous utilisons le « parler technique » du langage plastique qui fait entendre, du positif, du constructif, du symbolique. Pour réassurer les personnes dans leur cheminement, des rapprochements avec les œuvres de grands artistes en résonance avec leurs réalisations peuvent être faits et observés, une occasion, de surcroît, d’élargir ses connaissances en Art. Sans oublier les histoires de peintures d’ici ou d’ailleurs ou de l’Histoire de l’Art évoquées selon les réalisations et les thèmes interprétés.
En fin de séance un temps est réservé pour une lecture de l’œuvre, un moyen d’accueillir sa production, de la faire sienne en l’observant avec curiosité, comment elle se présente à soi, en prenant le temps de la regarder, de la décrire pour la voir telle qu’elle est… Mais aussi évoquer les ressentis durant la création… L’art-thérapeute est alors en situation d’écoute pour soutenir les éventuelles prises de conscience. De séance en séance, tous s’expriment de plus de plus en plus aisément, reprennent confiance en eux et en leur devenir possible… Et au travers d’une succession d’œuvres, il y a un travail qui s’effectue sur ce qui fait obstacle, sur ce qui fait souffrance

Sachant comment le pouvoir des comportements psychologiques et émotifs ainsi que la qualité de vie influent sur la physiologie et par là même sur le potentiel de guérison, à nous de reconnaître nos souffrances et de les utiliser pour retrouver le bonheur étrange d’exister, retrouver confiance en la vie… « Celui qui est en paix, ne se perd pas, ne s’égare pas, il cherche avec ce qu’il est, ce qu’il a de plus précieux »… Nous ne pouvons pas changer le passé mais nous pouvons en transformer les conséquences…

« L’art est une force
qui tend vers un but…
et doit servir à développer
et affiner l’âme humaine
»
Vassili Kandinsky
« Du spirituel dans l’art »

« C’est ce que je trouve
qui me dit ce que je cherche
»
Pierre Soulages
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